Un actionnaire d’Aimia dénonce le comportement du président pendant l’assemblée

Un actionnaire d’Aimia (AIM) demande une reprise de l’assemblée annuelle du mois dernier, qui, selon lui, était « entachée d’irrégularités » et de « conduite scandaleuse ».

Charles Frischer, qui dit parler au nom d’un groupe d’actionnaires et détient 1,6 % des actions en circulation de la société, affirme que le président a refusé de procéder à certains votes ou de répondre aux questions et a permis à des agents de sécurité d’intimider les actionnaires qui tentaient de parler, l’un d’eux ayant été sorti de force de l’événement.

M. Frischer se demande également si le président Bill McEwan avait suffisamment de mandataires discrétionnaires pour régir les votes sur toutes les questions. Il soutient que les récentes décisions du conseil ont « détruit la valeur pour les actionnaires » et que l’avenir de la société d’analyse de la fidélité des consommateurs est « à risque ».

Dans un courriel, Aimia a pour sa part estimé que l’assemblée du 28 juin s’était déroulée dans les règles de l’art et que les administrateurs et les dirigeants ont répondu aux questions des actionnaires par la suite.

Une porte-parole a déclaré qu’une reprise de l’assemblée serait « redondante » et que les administrateurs continuent d’agir dans l’intérêt supérieur des parties prenantes.

En janvier, les actionnaires ont voté pour la vente du programme de fidélisation Aéroplan d’Aimia à Air Canada pour 450 millions $. La société montréalaise se retrouve depuis avec une somme de plus d’un milliard en espèces, mais plusieurs questions persistent quant à son avenir.

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