Titres en action: Amazon, Boeing, Facebook…

Voici une sélection d’annonces qui ont fait (ou vont faire) bouger les cours de ces entreprises:

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Google(GOOG, 1217,14$US) continue d’écraser ses concurrents sur le marché américain des recherches sur internet, mais Amazon(AMZN, 1736,43$US) gagne du terrain, au point que la part du géant californien pourrait légèrement diminuer dans les années à venir, d’après une étude publiée mardi. Le cabinet eMarketer prévoit que Google gagnera plus de 40 milliards de dollars grâce à la publicité liée au « search » en 2019, soit 73,1% du gâteau. Amazon arrive en deuxième position avec près de 13% du marché, suivi par Microsoft (6,5%), Verizon Media et Yelp. «Les sondages montrent que la plupart des recherches de produits commencent sur Amazon, ce qui lui permet de grandir rapidement et de grignoter des parts à son immense adversaire», remarque eMarketer. Le cabinet table sur quasiment 30% de croissance en un an des revenus publicitaires liés au « search » pour la firme de Seattle, soit 7 milliards de dollars en 2019. «Les recettes publicitaires d’Amazon sont en forte augmentation parce que les annonceurs peuvent toucher les consommateurs quand ils cherchent un produit, au moment où ils sont prêts à acheter», explique l’analyste Nicole Perrin, de eMarketer. Elle le crédite aussi «de meilleurs outils de mesure et de ciblage».

La crise du 737 MAX, provoquée par deux accidents ayant fait 346 morts, a ébranlé et terni l’image de Boeing(BA, 373,18$US), qui vient de retirer la casquette de président du conseil d’administration à son patron Dennis Muilenburg. Cette première sanction pourrait conduire à son limogeage dans les prochains mois et amorcer un changement dans la culture interne qui, jusqu’ici, a donné la priorité aux actionnaires au détriment de la sécurité, estiment des experts. M. Muilenburg, 55 ans, demeure le directeur général de l’entreprise et va, dans le cadre de cette fonction, continuer à en superviser les opérations. Mais la perte de son titre de président du conseil, annoncée vendredi par le constructeur aéronautique, lui enlève le pouvoir de décider toute nouvelle feuille de route sans accord préalable de cette instance, qui peut le congédier à tout moment. «Le conseil a voulu une continuité dans la direction par ces temps de crise mais souhaitait en parallèle signaler un changement à venir, c’est un avertissement à M. Muilenburg», en déduit Richard Aboulafia. Cet expert chez Teal Group est convaincu que la séparation des rôles «prépare tranquillement le terrain au remplacement de M. Muilenburg si les choses ne s’arrangent pas dans les deux ou trois prochains mois».

La Chine, qui a décidé il y a deux ans de mettre les cryptomonnaies à l’index, accélère les préparatifs de sa propre monnaie virtuelle au moment où Facebook(FB, 183,28$US) promet de révolutionner les paiements avec sa Libra. Il s’agit d’un tournant pour Pékin, qui avait accusé en 2017 les cryptomonnaies d’être «l’instrument d’activités criminelles» au service du trafic de drogue et des fraudes financières. Fin septembre, le patron de la banque centrale, Yi Gang, a précisé que la future monnaie virtuelle serait associée aux moyens de paiements électroniques (WeChat, AliPay…) que les Chinois utilisent déjà sur smartphone pour régler la plupart de leurs achats. Il n’a cependant donné aucun calendrier. La presse chinoise spécule sur un lancement dès le 11 novembre, jour de la «fête des célibataires», qui donne lieu à une frénésie d’achats en ligne. Aucun détail non plus sur le fonctionnement de la future monnaie.

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