Nouveau PDG pour SNC-Lavalin

Ian L. Edwards, le nouveau PDG par intérim de SNC-Lavalin.

Ian L. Edwards est nommé PDG par intérim de SNC-Lavalin. (Photo: courtoisie)

Confrontée à une série d’écueils ayant ébranlé le cours de son action en plus d’être citée à procès, SNC-Lavalin change de patron, dont le mandat sera d’effectuer rapidement une révision stratégique des activités.

En poste depuis octobre 2015, Neil Bruce délaisse ses fonctions de président et chef de la direction en quittant pour la retraite afin de retourner auprès de sa famille au Royaume-Uni, a annoncé mardi la firme d’ingénierie.

Il est immédiatement remplacé par Ian Edwards, qui était le chef de l’exploitation de la société établie à Montréal depuis janvier dernier, et qui aura le mandat de « procéder rapidement à une revue de la direction stratégique de l’entreprise et d’élaborer un plan pour assurer le succès durable de l’entreprise ».

De son côté, M. Bruce demeurera auprès du conseil d’administration à titre de conseiller jusqu’à la fin de l’année.

L’annonce a été accueillie favorablement par les investisseurs, puisque mardi avant-midi, à la Bourse de Toronto, l’action de SNC-Lavalin prenait 1,37 $, ou 5,78 pour cent, pour se négocier à 25,07 $.

Par voie de communiqué, le président du conseil d’administration de SNC-Lavalin, Kevin Lynch, a rappelé que M. Bruce avait mis en place un « régime d’éthique et de conformité de calibre mondial », a renouvelé l’équipe de direction en plus d’avoir gonflé le carnet de commandes.

« Ces réalisations ont été essentielles pour SNC-Lavalin », a-t-il souligné.

Le 29 mai dernier, le juge Claude Leblond de la Cour du Québec, avait cité à procès la multinationale entourant deux chefs d’accusation pour des gestes qui auraient été posés en Libye, jugeant qu’il y avait suffisamment de preuve contre cette dernière. La firme d’ingénierie a plaidé non coupable.

SNC-Lavalin s’est retrouvée au cœur d’une tempête politique dans la foulée de reproches formulés par l’ex-procureure Jody Wilson-Raybould selon lesquelles de hauts fonctionnaires ont fait pression sur elle pour qu’elle négocie une entente à l’amiable avec la compagnie afin de lui éviter un procès criminel.

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