La banque Citigroup freinée par la hausse des coûts

(Photo: Getty Images)

Citigroup (C) a annoncé mardi des résultats trimestriels meilleurs que prévu malgré un environnement de taux d’intérêt bas défavorable aux marges dans les activités classiques de prêts et de dépôts, mais ses coûts ont augmenté alors que la banque américaine s’était engagée à les réduire drastiquement pour améliorer sa rentabilité.

Le bénéfice net a progressé de 6,3 %, à 4,91 milliards de dollars, lors des trois mois achevés le 30 septembre, ce qui s’est traduit par un bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du Nord, de 2,07 dollars, contre 1,95 dollar attendu en moyenne par les analystes. 

Ce gros bénéfice est principalement dû à un taux d’imposition nettement inférieur, à 18 %, comparé au troisième trimestre 2018 où il était de 24 %.

Dans l’ensemble, l’activité a peu augmenté : le chiffre d’affaires est ressorti à 18,57 milliards de dollars, en hausse de 1 %, supérieur aux 18,55 milliards anticipés, a précisé la banque dans un communiqué. Elle a expliqué avoir perçu 250 millions liés à la cession de son activité de gestion d’actifs au Mexique.

Cette quasi-stagnation des revenus s’observe également dans la banque de détail, où les recettes sont restées stables, limitées par une hausse de 5,8 % des coûts liés aux crédits.

Citigroup, qui dispose d’une grosse division de banque de détail, Citi, pâtit de la baisse récente à entre 1,75 % et 2 % du taux directeur de la banque centrale américaine (Fed), qui affecte les taux d’intérêt imposés aux crédits des banques commerciales et, dans une moindre mesure, aux dépôts.

À Wall Street, le titre s’appréciait de 1,79 % vers 10H33 dans les échanges électroniques de préséance, les investisseurs étant également refroidis par une progression de 1,5 % des dépenses et frais généraux, alors que la banque avait promis de les réduire.

Seul point de réconfort pour les investisseurs : le chiffre d’affaires des activités de courtage et de conseils aux entreprises a augmenté de 2 %, principalement grâce aux commissions perçues par les banquiers d’affaires dans la région Europe/Moyen-Orient.

Les recettes générées par les courtiers sont restées stables, a indiqué Citigroup, ajoutant avoir observé une amélioration du moral des investisseurs.

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