Johnson & Johnson relève ses prévisions malgré la crise des opiacés

Un paquet de Benylin

(Photo: 123RF)

Le groupe américain de produits pharmaceutiques et d’hygiènes Johnson & Johnson (JNJ) a relevé ses objectifs annuels mardi, mais a prévenu qu’il n’était pas en mesure de prédire l’issue des procédures judiciaires auxquelles il fait face, notamment pour son rôle dans la crise des opiacés.

Johnson & Johnson mise désormais sur un chiffre d’affaires compris entre 81,8 et 82,3 milliards contre une fourchette de 80,8 à 81,6 milliards annoncée au deuxième trimestre.

L’objectif de bénéfice par action ajusté est lui de 8,62 à 8,67 dollars contre 8,53 à 8,63 dollars précédemment.

Pour la période juillet-septembre, le chiffre d’affaires s’est inscrit en hausse de 1,9 % à 20,73 milliards de dollars. C’est plus que les 20,07 milliards prévus par les analystes.

Le bénéfice net, à 4,8 milliards de dollars, a lui progressé de 22,9 %. Rapporté par action et ajusté des éléments exceptionnels, il est de 2,12 dollars, mieux que les 2,01 dollars anticipés par les analystes.

« Nos résultats du troisième trimestre représentent une performance solide, portée par une forte croissance de nos ventes de médicaments et instruments médicaux et par une optimisation continue de nos produits de grande consommation », a commenté Alex Gorsky, le PDG du groupe.

À Wall Street, le titre gagnait 1,78 % dans les échanges électroniques de pré-séance.

Un tribunal a condamné fin août Johnson & Johnson à payer 572 millions de dollars à l’État de l’Oklahoma pour son rôle dans cette crise qui a fait des dizaines de milliers de morts par overdose.

Début octobre, le groupe a proposé plus de 20 millions de dollars à deux comtés de l’Ohio pour régler un différend judiciaire, ce qui lui permettrait d’éviter un procès fédéral pour sa responsabilité dans la crise des opiacés. 

Mardi dernier, un jury de Pennsylvanie a par ailleurs condamné Johnson & Johnson à payer huit milliards de dollars de dommages et intérêts pour n’avoir pas prévenu qu’un de ses médicaments utilisés en psychiatrie faisait pousser la poitrine chez les hommes.

Ce jugement a été immédiatement dénoncé par le géant pharmaceutique qui va faire appel.

« L’entreprise est incapable de prédire avec certitude l’issue des procédures judiciaires », a indiqué Johnson & Johonson.

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