Incursion aux Pays-Bas pour la firme de génie WSP Global

Un casque de construction sur un plan

(Photo: courtoisie)

WSP Global (WSP) étend sa présence en Europe en achetant la néerlandaise Lievense, ce qui permet à la firme d’ingénierie québécoise d’effectuer une incursion aux Pays-Bas, où elle ne possédait pas de présence physique.

Les termes financiers de cette transaction annoncée vendredi n’ont pas été dévoilés, mais l’analyste Derek Spronck, de RBC Marché des capitaux, a estimé dans une note que la nouvelle prise de l’entreprise établie à Montréal générait des revenus annuels d’environ 55 millions $.

Spécialisée dans les secteurs du bâtiment de l’environnement, de l’énergie, des infrastructures et de l’eau, Lievense, qui a été fondée en 1964, compte quelque 375 employés.

« Cette transaction, qui s’inscrit dans notre stratégie de développement, nous confère une présence aux Pays-Bas, tout en renforçant notre leadership en Europe, a souligné le chef de la direction des activités européennes de WSP, Magnus Meyer. Nous renforçons notre approche d’acteur mondial disposant d’une forte présence locale. »

Il s’agit de la septième acquisition réalisée par WSP depuis le début de l’exercice, et de sa troisième en autant de mois.

« L’acquisition de Lievense permet à WSP de percer le marché néerlandais de l’ingénierie, qui pourrait constituer une plate-forme potentielle pour une future croissance dans ce pays », a souligné M. Spronck dans sa note, soulignant au passage que cette firme figurait parmi les 15 plus importantes aux Pays-Bas.

La multinationale québécoise compte actuellement près de 49 000 employés, par rapport à 17 000 en 2014. Son plan de croissance, qui mise notamment sur les acquisitions, table sur un effectif de 65 000 employés en 2021, ce qui lui permettrait de doubler sa rivale SNC-Lavalin.

Avec une action qui se négocie aux alentours de 78 $ à la Bourse de Toronto, la valeur boursière de WSP est actuellement d’environ 8 milliards $. En comparaison, celle de SNC-Lavalin, qui est confrontée à des difficultés opérationnelles parallèlement à ses déboires judiciaires, est approximativement de 3 milliards $.

Depuis le début de l’exercice, WSP a acheté les américaines Leach Wallace Associates et Ecology and Environment, la britannique Indigo Planning, la française Sepia, la suisse Todt, Gmur + Partner AG ainsi que la danoise Orbicon.

La firme québécoise, qui a généré des profits nets de 88,7 millions $ sur des revenus tirés de ses activités ordinaires de 1,77 milliard $ au deuxième trimestre, fera le point sur sa performance du troisième trimestre le 6 novembre.

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